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Comment on a choisi nos tissus au Portugal

Zoé Renaud14 mars 20266 min de lecture
Comment on a choisi nos tissus au Portugal

Quand on a commencé à réfléchir à flemgirl., une seule chose était non-négociable : le tissu. Pas le logo, pas le nom, pas les couleurs — le tissu. Parce qu'un vêtement qui glisse mal sur la peau, tu le jettes après trois lavages. Et on ne voulait pas faire ça.

Direction Porto. Pas Shanghai, pas Dacca — Porto. Pour une raison simple : le nord du Portugal concentre des ateliers familiaux qui savent faire du coton brossé depuis les années 60, avec des normes européennes strictes (OEKO-TEX partout) et des distances courtes (Bruxelles–Porto, c'est deux jours en camion).

Trois jours, six ateliers

On a visité six ateliers en trois jours. Le premier était trop grand (3000 employés, sous-traitance pour Zara) — on voulait plus petit. Le deuxième n'avait pas OEKO-TEX. Le troisième nous a fait visiter en nous expliquant chaque étape, des balles de coton aux bobines finies. C'était celui-là.

« On ne fabrique pas vite. On fabrique bien. Le reste vous regarde. »

Maria, chef d'atelier chez Tecelagem Porto

Le baby tee cream — premier échantillon, sorti de la machine, 220 gsm.

Ce qu'on a retenu

Un coton brossé qui tient 100 lavages sans boule. Des coupes qu'on a travaillées cinq fois avant de valider. Un atelier qui accepte des commandes de 200 unités (pas 2000) — ce qui nous permet de faire des petites séries vraiment limitées.

Résultat : on a un tissu qu'on signerait à l'aveugle. Et une relation humaine avec les gens qui le fabriquent. Pour l'Édition 002, on retourne là-bas.